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- justo nueve -  (* Mourir pour toujours *) posté le jeudi 13 mars 2008 18:23

Fedora se trouvait enfin là où elle aurait dû être depuis… presque une demi heure. Devant la porte du bureau de ce fameux Nade. Celui-ci semblait avoir énormément d’humour pour avoir inscrit un tague, à l’aide de ce qui semblait être des bombes de couleurs : « Nade le suprême ». A moins qu’il est un égo surdimensionné.

- Tu frappes ?

- Euh… oui. Ah, et merci encore…

- Norine compléta-t-elle en souriant.

Sa sauveuse ! Si elle n’était pas en jupe, elle se serait sûrement mise à genoux et aurait embrassé les escarpins baby dolls de Norine. Elle avait fait bien plus que lui indiquer la direction à prendre, elle l’y avait accompagnée. Durant le chemin, elles avaient parlées et s’étaient merveilleusement bien entendu essentiellement sur le fait que les shampooings à l’olive étaient des pures merveilles capillaire. En somme une conversation très érudite.

Fedora frappa trois petits coups, priant intérieurement pour qu’elle n’ait pas à faire avec un désagréable patron mégalo et tatillon sur la ponctualité.

- Je serais bien restée avec toi vu que j’ai besoin de m’entretenir avec lui, mais, je tiens trop à ma survie… Oh, ne t’inquiète pas, il ne mange pas rajouta-t-elle devant l’air mi-interrogateur, mi- soucieux de Fedora. En fait ça dépend de son humeur dit-elle en s’éclipsant.

- Norine attends. J’ai une pochette qui…

La fin de sa phrase, tout comme la serviette rouge qu’elle tenait dans sa main, resta en suspend. La jeune fille avait filé, hilare, croyant qu’elle s’était alarmée à l’idée d’avoir devant elle un dit ogre. C’était sans la connaître, elle en avait déjà dompté des ogres, cyclope ou pas, tueur ou cannibale, ils ne la faisaient pas peur.

La porte customisée s’ouvrit, Fera tout à sa contemplation du couloir ne s’aperçu de rien. Quand elle se retourna, elle était à nouveau fermée.

*

- Nade, il y a quelqu’un pour toi dehors débita le jeune homme en se laissant choir, sans la moindre délicatesse sur le fauteuil vert.

- De qui s’agit-il ?

Il ne répondit pas, il était bien trop occupé à réfléchir à son emploie du temps futur. Comme c’était exténuant de ne rien faire ! Il tourna la tête et découvrit, surprit, quelqu’un qu’il ne pensait plus revoir, du moins, pas ici et pas après tout ça.

- Tiens, un revenant ! Ben alors, tu as perdu ta grande gueule ? demanda-t-il moqueur.

- Qui donc ? demanda Nade coupant la parole au jeune homme.

- Que veux tu que j’en sache ? Une de tes conquêtes sûrement répondit-il agacé avant de fixer, un sourire mauvais au lèvre, l’occupant du siège en face de lui.

- Pourquoi je te paie, à ton avis ?

- Pour que je ne traîne pas dans les rues comme papa te l’a demandé… Enfin, quand il était toujours normal rajouta-t-il en regardant son voisin. Celui-ci baissa la tête, terriblement gêné par ce sous-entendu. Il se mordit nerveusement la lèvre. Pourquoi fallait-il toujours qu’il le lui rappelle ?

- Ferme là Soren ordonna Nade en lâchant des yeux l’écran de son ordinateur. Ouvre-la....

- Eh ! Il faudrait savoir : je la ferme ou je l’ouvre ?

Nade soupira exaspéré. Qu’il était chiant ! Ce sale caractère était de famille…A qui ressemblait-il le plus, à son père, à lui ou à…

- Allo ? La planète Soren appelle le satellite Nade dit-il en imitant la voix métallique d’un haut parleur.

Nade releva la tête, Soren se tenait penché au dessus de lui, son air de défi scotché à son visage angélique bien plus que trompeur. Qu’allait-il encore lui demander ?

- T’y va toi-même très chère frère, il s’assit sur le rebord du bureau, je crois bien qu’elle me déteste à l’heure qu’il est.

- Tu la connais ?

- Non, il croisa les jambes, pensif. Oui. Pas vraiment. On s’est juste… heurté dans le couloir. D’ailleurs, c’est elle qui a les dossiers que tu m’as demandé.

- Comment… Il s’apprêtait à le questionner, voir à l’étrangler, mais, sentant le châtiment arriver, Soren avait préféré s’enfuir.

- Oh fait petit frère, la prochaine fois, prend une boîte de somnifères et de l’alcool…

- Je te rendrais visite lorsque je serais passé de vivant à trépas répondit celui-ci sarcastique.

- C’est trop d’honneur ! Je t’attends avec impatience… marmonna-t-il avant de partir.

 Les deux hommes se retrouvèrent à nouveau en tête à tête, ils ne dirent mot. La visite de Soren, comme toujours, avait jeté un froid. Il avait le don pour remuer le couteau dans la plaie, mais lui au moins ne jouait pas l’hypocrite, un avantage qui n’était pas négligeable.

- Quand vas-tu concéder à lui payer un maître ? lâcha l’un des deux, brisant ainsi le lourd silence qui s’était installé entre eux.

- Ne dis pas n’importe quoi répondit l’autre. Il ôta ses lunettes de vues et mordillant une des branches, se concentrait sur la manière dont il devait lui parler.

- C’est bon Nade. Ne cherche pas de midi à quatorze heures… Tu es tellement transparent que ça en est affligeant.

Touché, coulé. Il n’avait jamais su paraître aussi impassible qu’il le désirait devant lui. Dommage. Peut être aurait-il réussit il à lui faire entendre raison.

*

Cela faisait quelques, longues, minutes que Fedora attendait derrière la porte close. Depuis que le type aux cheveux rouge jais était sortit, personne. Assise sur une des chaises les plus dures qu’il lui ait donné de connaître, elle trépignait d’impatience en silence. Quand pourrait elle enfin rentrer chez elle ? Retrouver ses draps, sa couette, sa taie d’oreiller mainte et mainte fois tremper de son désespoir ? Au moins, entre les quatre murs de sa chambre elle pouvait se morfondre en toute tranquillité. Elle soupira longuement. Autant s’ennuyer dignement : elle prit son carnet et son porte mine. Dessus, elle inscrit les quatre premières phrases de sa liste pense bête :

1) Suspendre Jaeden tête en bas.

2) Offrir cette robe à l’armée du salut.

3) Balancer aux ordures la chemise rouge après avoir déchiré chaque feuilles en au moins cent morceaux.

4) Revoir Vance… lui hurler dessus à plein poumon, lui taper dessus puis l’embrasser.

Lorsque la porte s’ouvrit à la volée, elle referma le cahier automatiquement, comme si elle craignait que quelqu’un puisse lire ce qui y était inscrit. Un jeune homme en sortit, les bras chargés d’un énorme sac fourre tout. Fedora se précipita sur lui, non pas pour l’aider, mais pour lui montrer tout son mécontentement.

- Excusez moi. Ohé ! Monsieur ?

- Oui, il tourna sur lui-même afin de voir le visage de celle qui l’interpellait aussi abruptement. Fedora eut un mouvement de recule à peine visible, elle se reprit presque immédiatement, se mordant inconsciemment le creux de la joue. - Nade est il présent ?

- Oui. - Est il apte à me recevoir ? - Non, pas pour le moment…

- Et que fait il ainsi ? Il reconstruit le monde ?! Le jeune homme fronça les sourcils, contrariés. Même ça se dit-elle, la vie fait des choses vraiment étranges…

- Nade est chargé comme un buffle, à deux frères - l’un arrogant, l’autre mélomane- qui ne s’entendent pas plus que l’Irak et les Etats-Unis. de plus il a une montagne de tâches à accomplir et se fait harceler par une petite écervelée blonde de surcroît… Alors oui, il reconstruit le monde : le sien !

Sur ces phrases débitées à toute allure, il s’en alla sans plus faire attention à Fera qui était scotchée dans la même position depuis presque une minute, ce qui était un vrai record. Quelqu’un avait réussit à avoir le dernier mot, fait historique pour elle qui ne se laissait jamais avoir. A part peut être quand il s’agissait de lui…

- Entrez mademoiselle et désolée d’avoir passé mes nerfs sur vous. Elle fut surprise de le voir réapparaître et comme auparavant, elle fut troublée. Il avait fait demi-tour, s’étant quelque peu calmé, les bras toujours encombrés par des dizaines d’objets non répertoriés. Debout devant elle, il semblait embarrassé d‘une part par son chargement et d’autre part par la situation.

- Mon… frère vous fera patienter le temps que je retourne dit-il quelque peu hésitant.

Ce n’était évidemment pas dans son habitude d’agresser les gens sans raison, il avait donc décider de faire bonne figure en allant s’excuser de cette saute d’humeur. Il s’en alla à nouveau, laissant une Fedora pantois. Que penser d’un revirement d’attitude si brusque ? Si inattendue ? Elle entra dans la pièce, pensive, et s’arrêta à quelques pas du bureau où là, le fauteuil dos à elle semblait occupé. Sans doute le fameux frère se dit-elle à elle-même. Il ne s’était pas rendu compte de sa présence, ce fut l’évènement qui la décida à quitter la pièce sans plus attendre. Reculant à petits pas, elle s’arrêta dans l’encadrement de la porte.

- Bonjour, je dépose une chemise que j’ai par hasard trouvée… Non, ce n’est pas la peine de vous déranger pour moi, je ne fait que passer dit-elle vivement en s’en allant effectivement. Lorsqu’il se retourna, elle n’était déjà plus là. Seul trace de son passage, le rectangle rouge posé au-dessus du distributeur d’eau. Il n’avait pourtant pas besoin de la voir pour savoir qu’il s’agissait de…

- Fedora…


Se pourrait-il que deux êtres qui se cherchent autant, puissent se croiser sans jamais pouvoir se reconnaître à temps ? Le destin semblait se jouer d’eux dans une inlassable partie de cache-cache. Qui sera le perdant ? Qui sera le gagnant ? Quel en sera le prix ? Peut être aurait-il fallut que cette rencontre tant espérée se fasse car, sans aucun coup de force majeure qui les feraient se rencontrer, ni l’un ni l’autre ne ferait le premier pas… Et cela même s’ils se savaient proche l’un de l’autre. A trop vouloir sauvegardée sa fierté, on finit par dévier du chemin du grand rouleau et devenir des naufragés de la vie. Noms et patrimoines personnels disparaissent de ce livre qui recueille tous faits et gestes à chaque secondes de la vie de tout mortel foulant la terre. Mais sans doute que tout cela était prévu, dans un autre livre pour une autre vie, car après tout, nous avons tous le libre arbitre. Ne serait ce pas cela, mourir pour toujours ?

Fin!

{#} mot de l'auteure (peut-être définitive, je ne sais pas encore si je continue l'aventure avec ces deux têtes de mûles. Comment est ce que j'ai pu créer deux énergumènes pareils?. Bref, vous pouvez toujours me donner votre avis sur la question...) {#}

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Tous les commentaires de l'article:
- justo nueve -

  • Nândo.

    dim 30 mar 2008 14:44

    Ah fini déjà ?
    'fin si tu ne le sens mieux faut pas continuer :]

  • Srevi

    lun 24 mar 2008 23:38

    Euh... "fin" ? Là, je sais pas. C'est à toi de voir, on ne peut pas écrire à ta place. On ne peut que te lire et t'encourager. Si c'est fini, c'est fini. C'est aussi simple que ça ! ^)^

  • lyli24

    sam 22 mar 2008 15:00

    ooo non! continue ton hitoire, elle est géniale ! tout se que tu fais est génial ! ouais ... hem .... lol !! t'arrete pas

  • ___tornado___

    jeu 13 mar 2008 18:59

    Ecrit pas si tu ne le sens pas, y'a rien de pire que d'écrire sous la contrainte.
    Mais c'est vrai que je reste un peu sur ma faim...


 

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