Quand je m'ennuie
et que je manque d'inspiration voici ce que j'écris: de la
grande divagation!
Mais j'aiiime ma
divagation! ça me fait marrer d'écrire des trucs
aussi... Bref voyez par vous même...
Pix: une image de
la plage du diamant (Martinique)
Juste parce que je
l'aime mon île ^^
« Si
c’était mon aîné, c’est que
j’étais sa cadette et vous imaginez bien que se
n’était pas vraiment la grande entente entre nous.
Disons, que c’était la guerre. Qu’il n’y
avait rien au monde qui aurait pu nous faire nous aimer, ne serait
ce que nous supporter était de l’ordre du parcours du
combattant. Pas même notre fascination commune pour Jared
Leto.
Et dire que nous
vivions sous le même toit, à quelques
centimètres l’une de l’autre, partageant le
même espace vitale. Je me demande encore comment es ce que
j’avais pu survivre autant d’années dans une
situation pareille. Vive le calme, la patience, l’aveuglement
procuré par notre mère. Je la soupçonne quant
à elle d’être une sorcière… Peut
être devrais je elle aussi l’offrir en sacrifice. Non
laissons cela de côté, je me détourne de mon
chemin. Pour
l’instant, je me dois de raconter pourquoi et comment est ce que j’ai
tué mon aîné.
C’était
les vacances d’été, d’ailleurs nous y
sommes toujours, ma mère avait eut l’idée
« géniale » de nous offrir un voyage
en afrique. Youpi, un tour dans l’espace naturelle de ces
mammifères, fauves et autres bestioles dont s’ils
n’existaient pas je me porterais beaucoup mieux. Si cela ne
tenait qu’à moi, il y a bien longtemps que
l’instinction de ses choses aurait été
déclaré. Mais bon, il paraît qu’ils sont
là pour équilibrer la vie sur la Terre. C’est
sûr que s’ils n’étaient pas là pour
quelque fois croquer et piétiner quelques randonneurs, la
Terre serait depuis longtemps beaucoup plus surpeuplée
qu’elle ne l’a déjà. Alors merci, tueur
d’humains.
Grace à ce
merveilleux outil qu’est l’internet, elle nous à
dégoté un séjour pas cher en
Afrique.
Nous nous sommes rendus
dans un trou perdu de l’Afrique du sud, là où
la présence des occidentaux est beaucoup moins visible que
partout ailleurs dans le monde. Tout y était authentique,
broussailles, moustiques, félins, reptiles, regards
lubriques de quelques africains friands malgré tout de
petites occidentales de notre
genre…
J’ai
été très étonnée de trouver un
hôtel dans les parages. Bon, ok , il s’agissait en fait
d’une vieille bicoque qui devait avoir deux siècles si
ce n’était pas plus, avec accroché au dessus de
la porte d’entrée une pancarte
« HOTEL ». La bâtisse me fit
immédiatement penser à celle de la famille Adams en
version africaine. Je m’attendais presque à voir
débouler Morticia et toute sa crique. Quel déception
lorsque je n’y ai vu que Dwanda notre hôtesse,
une femme de forte corpulence avec boubou et toute la panoplie
qui va avec.
A
l’intérieur, c’était encore pire que la
niche de notre chien, presque identique mais en plus grand et en
plus sale. On s’y est fait, du moins, on y était
obligé même si ce n’était pas le
cas.
J’ai
hérité de la « sublime »
chambre du fond, face à une étendue à perte de
vue de l’Afrique, la vraie, la pure. Serpents, fauves et
j’en passe étaient mes voisins de palier. Quelques
fois par jour, j’avais doit à une séance
privée de porno animalier, ce qui m’a donné
l’idée superbe de les filmer pour les êtres
humains adepte de la bestialité. J’en connaissais, et
contrairement à ce qu’on dit d’eux, ils
n’ont rien à voir avec des êtres
dérangés mentalement, non, ils sont
complètement disloqué du cerveau. Il n’y a
aucune chance de les guérir un jour. J’ai une grande
nouvelle pour vous, leur dieu à eux s’appelle Zeus.
Pourquoi donc ? Mais voyons, il s’ est accouplé
avec des animaux d’où les espèces de monstres
qui lui servent de rejetons.
Les jours
passèrent, tous plus excitant les uns que les autres. On
avait le choix entre de grandes virées dans la brousse
africaine où à chaque instant on risquait de finir
six pieds sou terre, des piscines parties dans une espèce de
grande cuve remplit d’eau d’une couleur bien plus que
douteuse, parfois il y avait quelques cadavres de jeunes filles qui
atterrissait à l’intérieur et bien sûr
personne ne se posait de questions sur ces faits
étrangetés, des parties de partouze avec les exo
squelettes qui nous servait de guides, il paraît qu’ils
possèdent un engin bien plus
qu’agréable… Bref, aucune chance que l’on
s’ennuie. Les
plats quant à eux étaient succulents dans leur genre.
On avait droit aux meilleurs repas du chef Kouliboui.
Fricassé d’insectes, blaff de chauve-souris, grillade
de boa ou d’anaconda, spaghettis africaine qui étaient
en réalité des fins fils dont je n’ai jamais su
leur provenance, mélangé à des œufs de
grenouilles. Miam ! Et le dessert ! Confis de bave de
crapaud, un vrai délice.
Heureusement que
j’avais emmené dans mes valises de quoi tenir durant
deux semaines. Je me goinfrais de chips, biscuits et brownies aux
chocolats… pendant que les parents devaient se terrer dans
le rôle de cobayes face à ces délices
d’un nouveau genre. C’est sans doute grâce
à cella que j’ai pu si bien m’en sortir face aux
évènements qui ont
suivi.
Une
énième randonnée, nous mena dans un lieu
encore plus inconnu que les jours précédents. Quelque
chose que je ne pensais pas possible même dans mes plus
sombres pensées. Une clairière en Afrique. Il faut
dire aussi que jusqu’alors je ne les pensais pas capable de
porter des marques américaines : Kine, Mapu et etc. Mon
grand chef préféré est un adepte de ces
conneries de tee-shirt anti élégance. Rose, jaune,
rouge… ils y passent tous. Je peux tout lui pardonner avec
un cul pareil…
Là
étaient assemblé une tribu, l’une des plus
sanguinaires de toute la planète. Rien à voir avec
ces minables réducteurs de têtes… Eux, ils
mangeaient des kilos et des kilos de chairs humaines par jours. Et
où faisaient-ils leurs collectes ? Parmi les
effrontés occidentaux comme ma famille et moi, qui osions
croire à cette fichue pancarte qui annonçait la
présence d’un hôtel qui n’était
rien d’autre qu’un garde manger à échelle
humaine.
Mains et pieds
liés, ils nous ont transportés auprès
d’un énorme feu situé aux centres des
baraquements. Face à une mort imminente, je ne trouvai rien
de mieux de gueuler comme une force nez après ma mère
et son irresponsable de mari. Comment avaient ils pu se laisser
duper ? Non mais, ça vous arrive souvent à vous
de dormir au près de cadavres sans trouver cela
louche ? Et les os qui décoraient un peu partout la
maison ? Rien à voir avec ceux ne crée dans du
PVC ! J’ai tout de même fini par me calmer.
Aucunement à cause de quelconque reproches de mes parents,
ils étaient bien trop effrayés, d’une part par
ces cannibales et d’autre part par moi qui pétait
carrément les plombs. Le chef de la tribu à
débarquer sûrement alerté par mes hurlements.
J’étais sous le choc en le voyant. Il n’avait
rien à voir avec un tas d’os sur pieds, ni même
avec tous ceux qui nous entourait. Cheveux crépus, peau noir
(plutôt caramel)… tout cela était totalement
banal. Par contre, ses yeux d’un bleu lagon
m’hypnotisaient littéralement. Il m’avait
tapé dans l’œil, si je peux dire. Un dieu
africain. Mon esprit et moi avions longtemps divagué sur les
multiples positions que je connaissais du kamasoutra et qu’il
m’aurait été possible d’user. Que de
folies. J’en avais mal aux reins rien que d’y
penser.
Il a ordonné et
je me suis retrouvé séparée de mes parents et
de ma sœur. J’ai atterris dans la plus grande des
huttes et j’en ai déduis qu’il s’agissait
de la sienne. Je jubilais : j’étais chez
lui ! D’un rapide coup d’œil, je
repérais ce qui ressemblais le plus à un lit et fut
très surprise de le voir suivre mon regard un sourire que je
qualifierais de pervers au coin des lèvres. Quitte à me faire bouffer,
je voulais bien l’être par lui pourvu qu’on me
laisse gouter à sa peau avant.
Allé savoir
comment je me suis retrouvé à lui faire une pipe
monumentale. Ceci menant à cela, nous avons baisés
comme des lapins et je dois dire qu’il est vachement bon au
lit. Il m’a complètement défoncé…
Je n’avais jamais autant jouie de ma
vie !
Bref, le lendemain,
j’étais complètement stone de lui. Je
n’étais pas totalement sûr de comprendre tout ce
qu’il racontait mais une chose était sûre,
j’adorais sa voix que je trouvais suave et très
sensuelle. Je crois qu’il m’aimait bien, en tout cas,
assez pour me garder comme partenaire sexuelle. Je n’e
m’en plaignait pas, bien au
contraire !
J’ai fini par
apprendre non pas sa langue, mais que lui-même avait quelques
notions de français. Il n’était pas africain de
pure souche. Je l’aurais deviné sans qu’il
n’ait à me le dire vu ses
yeux…
Pendant tout ce temps,
j’avais évité de penser à ma famille
toujours emprisonnée, à chaque fois que je lui en
touchais quelques mots, il s’énervait. Et bien
qu’il soit encore plus sexy les traits tirés,
j’ai préféré ne rien lui dire du tout.
Jusqu’à ce que, un jour il vienne m’en parler de
lui-même… C’était ce fameux jour des
sacrifices. Ce fameux jour où ma famille et moi
étions sensés finir à la place habituelle des
sangliers dans Astérix et Obélix. Mais Abou
(c’est son prénom) en avait décidé
autrement, il m’avoua s’être attaché
à moi. J’aurais dû en être flatté,
heureuse comme tout, mais ce n’était pas le bon
moment. Je lui ai gratifiée d’un de mes sourires
Colgate… Grave erreur ! Il savait bien que je les
réservais aux hommes de sa tribu pour être bien vu. En
somme, un artifice de ma part. Il l’a mal prit, très
mal prit. Il s’est énervé plus vexé
qu’autre chose et rien à faire, ma poitrine ne lui
faisait plus perdre la tête.
Comme une mal propre,
j’ai été conduis avec le reste de la famille au
centre de ce cercle sois disant magique, attaché sur un
bûché, nous attendions, notre
fin.
Entre lui et moi, il se
jouait un duel visuel. Il semblait me résonner et me dire de
lui demander grâce. Jamais souriais-je les larmes aux
yeux. Je suis bien trop fière. Il n’avait
qu’à ne pas douter de moi ! Tan pis pour
lui ! Tant pis pour moi ! Tant pis pour nous ! Tan
pis pour tout…
Je ne sais pas comment
ma très chère sœur à fait pour se
libérer, je ne sais pas non plus pourquoi je me suis
interposée entre cet idiot et elle. Elle voulait le tuer.
Elle voulait le poignarder et c’est moi, moi qui l’ai
tué, qui lui ai ôté la vie. J’ai par la
même occasion sauvé la vie de mes parents, mais pas la
mienne… Abou, vieux rancunier ! Abou n’acceptait
pas… Parce que je l’avais blessé…
N’accepterait jamais… parce qu’il
m’aimait. Mais moi aussi : idiot ! Moi
aussi…
Là à
débarqué ma mère, même pas
attristée par le fait de voir le corps de sa fille
désossé. Son sac à main Prada à son
bras, elle l’a frappé avec et ça, c’est
vraiment extraordinaire. Elle qui refuse de faire subir le moindre
effort à ses
« bébés ».
Elle l’a
traité d’idiot, de tous les noms d’oiseaux
qu’elle connaissait… Abou s’est fait minuscule
devant elle. Je n’aurais jamais cru voir une telle chose.
Abou ? Le grand seigneur ?
Oui, Abou, le grand
seigneur… Abou, celui que
j’aime. »
-
Ilyade ?
Ilyade ?
-
Oui ?
-
Que
fais-tu ?
Je lâche mon cahier
et porte mon attention sur mon dieu africain. Allongé sur le sable fin,
face à moi, le menton dans sa main, il me regarde
amusé. Ses yeux
brillent d’une lueur étrange. Il avance, à
quatre pattes, jusqu’à moi et se blottie entre mes
bras :
-
Que
fais-tu ?
Je le serre fort contre
moi. Qu’est ce que j’aime l’odeur de sa
peau… Exotique.
-
Je
t’imagine… Je te rêve… Je
t’aime… chuchotais-je à son oreille entre deux
baisés dans son cou.
-
Moi
aussi… Ilyade…
-
Redis
le.
-
Quoi ?
demande-t-il en lâchant mes
lèvres.
-
Mon
prénom.
-
Ilyade…
répète-t-il encore et encore, de cette voix bien trop
sensuelle.
Qu’est ce que je
l’aime ce mec.